Le débat sur Hadopi a des conséquences plutôt imprévisibles ! Après le coup des députés socialistes ninjas qui a permis une annulation (éphémère) du projet de loi, beaucoup se sont demandé où étaient passés les parlementaires UMP lors du vote (15 élus de la majorité en tout). Voici que le web part à la chasse des députés Godillots.
Si l'absentéisme parlementaire a toujours été plus ou moins excusé du fait que les députés sont souvent dans leurs circonscriptions, les derniers mois de cacophonie démocratique commencent à donner raison aux citoyens qui veulent voir leurs élus travailler plus. A cela s'ajoutent aussi les accusations - souvent fondées - d'incompétences notoires sur certains sujets comme le téléchargement illégal par exemple.
Voici donc le site Député Godillots, qui vous permet de suivre l'activité parlementaire de ces députés un peu feignasses ou complètement à côté de la plaque. Dans sa définition, le terme godillot désigne une personne qui exécute les ordres sans discuter. On y verra une référence aux déclarations de Jean-François Copé (président du groupe UMP à l'Assemblée) qui souhaite voir disparaître ce genre de comportement.
Sur le principe des sites communautaires, les internautes citoyens sont invités à regarder la chaîne parlementaire ou même à se rendre à l'Assemblée pour démasquer tous les gentils députés qui pioncent ou qui terminent leurs grilles de Sudoku pendant l'examen de projets de lois.
Chaque député repéré a droit à son dossier de godille personnel. Le favori des internautes reste Henri Pagnol depuis sa courte interview parue sur le site Backchich. Comme l'annonce le site : « Nous avons essayé de trouver une intervention qui puisse le sauver dans la session 2008/2009 mais nous ne sommes tombés que sur des apostrophes de maximum deux mots. Ses prises de parole laissent à penser que M. Plagnol maîtrise aussi bien HADOPI que les autres textes sur lesquels il a été amené à voter. »
Reste à profiter de cet outil citoyen qui sera sans doute l'objet de controverses bien pensantes d'ici quelques jours.
Docjones
Photo : David Reverchon