Les Indivisibles parodient les remises de prix pour afficher le mauvais esprit de certaines personnalités. Au programme, vilaines petites phrases et racisme bas du front.
Le 17 mars au centre Musical Fleury Goutte d'Or dans le 18e arr. de Paris, une association militante nouvelle génération s'attaque aux préjugés qui gangrènent les médias. Les Indivibles, présidés par Rokhaya Diallo, organisent les « Y'a bon Awards ».
La jeune femme à la tête du mouvement connait la télé et ses dérives, puisque le 13 novembre 2008, sur le plateau de Paris-Berlin (émission d'Arte animée par Isabelle Giordano), Rokhaya est face à Éric Zemmour. Encore plus bête que provocateur, celui-ci la prend à témoin pour étayer sa thèse sur l'existence des races: (en la montrant du doigt) « on voit bien que ça existe ». Éric Zemmour, il est très distingué.
Depuis, le collectif qu'elle a créé s'occupe d'expliquer avec humour le nouveau visage de son pays, la France. « Être français ne se voit pas. Et être noir n'est pas une culture. » dit-elle. « Notre but est de dédramatiser la question du racisme sans entrer dans un rapport de culpabilité. »
Rendez-vous à la cérémonie parodique des César, où son jury (composé entre autres d'Audrey Pulvar et Lilian Thuram) décernera un « Y'a bon » aux pires déclarations du PAF.
Éric t'inquiète, le tien est au chaud !
Pruine