Pour tout jeune bien dans son slim et dans son époque, il n'y a pas un jour sans drogue web social.
Malgré des millions de cerveaux disponibles et une image plus hype que Myspace, Facebook suit pourtant la mode de la crise.
Voilà quatre ans déjà que tout le monde dit plus souvent « facebook » que « bonjour » dans une journée. Quatre ans que des beaufs 2.0 cherchent à être potes virtuellement avec n'importe qui pour écrire des blagues nulles sur son wall. Bref, quatre ans que Facebook bat des records de fréquentation et d'idiotie.
Ce trombinoscope moderne des étudiants d'Harvard, gonflé de petites applications marrantes, a su séduire la masse d'internautes avides de nouveautés.
Mais l'enfant prodige a grandi et l'ado boutonneux qu'il est aujourd'hui a un problème : il souhaite perdre sa virginité et il ... ah non désolé, je confond avec vous. En fait, il doit apprendre à gagner sa vie. Et vite.
Après le coup foireux de l'entrée en bourse il y a quelques mois, ce sont maintenant les cadres de la boîte qui revendent en douce leurs parts. Pire, certains pontes quittent le navire, comme Dustin Mozkovitz, cofondateur du réseau social. Ça sent le gaz.
Le jambon fourbe
Site gratuit qui se finance grâce à la pub, Facebook est « the place to be » de millions de personnes. Pas de bol, un bon nombre d'entre eux se disent concernées par le respect de la vie privée et contre le marketing ciblé. Dans cette situation, difficile pour le site de se payer en divulguant les habitudes de consommation de ses utilisateurs. Il y a un an d'ailleurs, le système « Beacon » qui prévoyait qu'un achat fait sur un site partenaire soit précisé sur le profil, a été abandonné à cause des membres jugeant ce procédé trop intrusif.
Même si Facebook doit ménager ses utilisateurs, il doit aussi trouver le moyen de faire face à ses charges pour les garder. Cruel dilemme pour ce réseau qui a explosé ses capacités de stockage (plus de 10 milliards de photos, sécurisés en 4 copies sur le serveur).
Heureusement que pour Mark Zuckerberg, pdg milliardaire de 24 ans, le but de son site n'était pas de faire un max de profit, mais seulement de financer son développement. Avec les groupes d'anti-pub qu'il héberge, la tâche va s'avérer difficile.
La superbe page Facebook de Comprendre l'actu
Un groupe Facebook qui est contre Facebook...
Pruine