Quand on n'y connaît rien à la politique américaine, faire un choix entre les deux candidats à la présidence revient à devoir choisir entre un Quick ou un McDo sans savoir quel goût peuvent avoir leurs hamburgers. Voici donc, pour notre premier décryptage, un petit comparatif des programmes de McCain et d'Obama.
Eratoum !
C'est bien le 4 novembre et non pas le 15 que les élections ont lieu.
Le 4 novembre, l'Amérique devra choisir un nouveau président. Pas si facile de choisir quand les deux candidats misent leur programme sur un point commun : faire oublier les 8 années du mandat de Georges « Deubeuliou » Bush. Résultat, Obama et McCain sont au coude à coude dans les sondages. Heureusement, leurs idées et leurs origines politiques permettent de faire la différence. Et comme si cela ne suffisait pas, ils doivent aussi se démarquer sur les problèmes qui touchent l'Amérique, comme la crise des subprimes, le crach financier de la semaine passée ou bien le come back de Britney Spears. Petites fiches d'identité des deux présidentiables :
| John Sidney McCain III - Républicain - Slogan : « Reform. Prosperity. Peace. » (Réforme, prospérité, paix) - Sénateur républicain de l'Arizona depuis 1986 |
Barack Obama - Démocrate - Slogan : « yes we can » (Oui nous pouvons) - Sénateur démocrate de l'Illinois depuis 2004 (et avocat) |
| Bien que le candidat des conservateurs présente un homonyme troublant avec une célèbre marque de frites congelées, ce dernier garde la patate malgré ces 72 ans bien tassées (oui, autant de mauvais jeux de mot en une seule phrase me font peur aussi). Il part avec le désavantage d'être le présidentiable le plus vieux de toute l'histoire des Etats-Unis. Mais papy s'y connaît en résistance (il a été prisonnier et torturé au Vietnam pendant plus de 5 ans) et sait très bien s'entourer. Il est ainsi remonté dans les sondages en nommant comme colistière (c'est à dire comme éventuelle vice présidente) Sarah Palin, 44 ans, Gouverneur de l'Alaska et déjà surnommée le barracuda. Plus proche du néo conservatisme de Bush elle doit convaincre les républicains les plus à droite, de voter pour McCain mais aussi attirer un électorat féminin déçu par l'éviction d'Hillary Clinton. | Sorti vainqueur d'un duel contre Hillary Clinton, Barack Obama est la grande surprise de cette présidentielle. Pour la première fois de son histoire, les Etats-Unis ont un candidat noir issu milieu modeste. Il a réussi à lever plusieurs millions de brouzoufs par le biais de son site internet, en proposant à ses partisans de la financer à hauteur de 10 dollars, quand sa rivale démocrate faisait sa chichiteuse en demandant des dons supérieurs à 200 dollars. Résultat : Obama est devenu le favori de la population noire qui voit là une occasion de prendre sa revanche sur les Wasp (les blancs protestants plus riches). Evidement, son élection n'est pas encore gagnée et son manque d'expérience est souvent mis en avant. Mais il incarne une certaine idée de « l'American way of life », prouvant que l'on peut partir de rien et devenir président. |
| « My program? Bomb bonb Iran ! » Sur la politique étrangère, on peut difficilement le comparer à l'administration Bush. En effet, il s'oppose au retrait des troupes américaines en Irak, pensant que l'Amérique est « en train de réussir en Irak » (interview du Monde.fr). Il est aussi partisan d'une politique dure envers ce que Bush avait nommée, « l'axe du mal », soit l'Iran et la Corée du nord Cependant il a participé à l'éviction de l'ancien chef du pentagone, Donald Rumsfeld, en opposition à ces méthodes de lutte contre le terrorisme comme par exemple l'emploie de la méthode « Jack Bower » pour délier les langues des prisonniers de Guantanamo. En bon cowboy, il est un petit peu anti-français, comparant l'hexagone à « une actrice vieillissante des années 1940 ». Mais après tous ces bouffeurs de cuisses de grenouilles le valent bien ! |
« Obama ? C'est mon copain ! » (Nicolas Sarkozy) Sur l'étranger, il marque la différence avec McCain : Opposé depuis 2003 à la guerre en Irak, il est pour un retrait des troupes d'ici 2013. Son approche de la prolifération du terrorisme et des armes nucléaires a de quoi surprendre, puisqu'il préconise le dialogue notamment avec le célèbre comique et président Iranien Ahmadinejad. Cette position rend nerveuse, une bonne partie de l'Amérique qui préfèrerait voir ce facétieux anti-israélien se prendre une bombe dans la tronche. Tout comme Mcain, il est pour la fermeture de Guantanamo. Grand copain déclaré de Nicolas Sarkozy, il est pour une amitié franche et virile avec la France en déclarant qu'il y ferait son premier voyage de président. Après tout, ces bouffeurs de cuisses de grenouilles le valent bien. |
| L'ami des mexicain Sur l'économie sa position diffère aussi de celle de Bush. Il préconise un règlement plus strict des spéculateurs de Wall Street, qu'il considère comme les responsables de la crise des subprimes. Il est aussi favorable à l'application du protocole de Kyoto (réduction des gaz à effets de serre) et à un élargissement de la couverture maladie pour les 45 millions d'Américains obligés de vendre un rein pour se faire soigner. En bon conservateur, il est pour la peine de mort, contre l'avortement, le mariage gay, le contrôle des armes à feux et la nudité des carottes avant 22h. S'il affiche sa foi comme tous les candidats, il est cependant favorable aux recherches sur les cellules souches d'embryons ce qui est bien mais pas top pour les évangélistes. Enfin, il souhaite un meilleur contrôle des frontières même s'il s'est déclaré favorable à la régularisation des clandestins en 2006. |
L'économie ? C'est surfait ! Sur ce sujet, Obama est un noob, ce que le camp des républicains ne manque pas de lui rappeler. Il souhaite remettre l'Amérique sur les rails en baissant les impôts de manière globale quand Hillary voulait plutôt alléger les plus pauvres.
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Docjones