La situation israélo-palestinienne est « médiatiquement » retombée comme un soufflé au jambon sorti trop tôt du four. Il se passe pourtant plein de choses passionnantes dans cette région du Moyen-Orient, comme le processus de paix par exem... Ah ! On me dit que non. Pourquoi ?
Après qu'Ehoud Olmert se soit fait éjecter du poste de premier ministre pour de forts soupçons de corruption, Tzipi Livni a pris la relève du parti Travailliste, Kadima. Seul problème, pour endosser le rôle de chef du gouvernement, l'ex-ministre des Affaires étrangères devait obtenir la majorité au parlement du pays, la Knesset. Trente-cinq jours après les 1ères négociations, c'est un échec.
Tzipi Livni a pourtant soulevé un grand enthousiasme à sa nomination. Elle est la fille d'Eitan Livni (1919-1991), un des dirigeants du Herout, (le parti de droite à l'origine du Likoud), fondé par les anciens de l'Irgoun (organisation armé nationaliste qui organisa des actions de représailles puis des attentats contre les palestiniens et les anglais, mandataire dans le pays avant l'indépendance en 1948).
Shas qui rat
Bien que son éducation soit marquée à droite, elle passe pour une colombe au sein du gouvernement Sharon. Partisante d'une solution "réaliste" pour la paix, elle soutient le retrait des colonies de la bande de Gaza en 2005. Son but n'est pas de faire des cadeaux aux Palestiniens. Elle reste d'ailleurs sur une position dure quand à la sécurité de son pays. Cependant, Tzipi sait que la viabilité de l'Etat d'Israël se joue sur sa démographie. La seule façon de maintenir une population juive majoritaire est de faire sécession avec les territoires occupés et de favoriser la naissance d'un état palestinien. De plus, son sérieux et sa position lui offre le respect de la part de ces derniers.
Pour pouvoir former son gouvernement, elle devait composer avec les éléments d'extrême droite du pays. Le parti ultra orthodoxe Shas demandait pour cela le déblocage de 210 millions d'euros pour les allocations familiales. À cela s'ajoute l'annulation des discutions sur le partage de Jérusalem Est.
A l'Est, rien de nouveau
L'Est de la ville, où se trouvent les lieux saints, est à majorité arabe depuis 1948. Mais la déclaration de l'état hébreu, décrétant Jérusalem, capitale « éternelle et indivisible » est utilisée comme argument pour refuser de perdre le contrôle de ce territoire, repris illégalement en 1967.
Le problème est que ce partage est nécessaire pour la mise en place d'un Etat palestinien souverain. Chantage monétaire et politique inextricable pour L'ex-égérie de la presse internationale qui vient d'annoncer des élections pour la mi-février. D'après les sondages,le Likoud (parti de droite, plus conservateur que Kadima) devrait remporter ces élections Ce qui équivaudrait à un side kick rotatif dans le petit nez retroussé et malicieux du processus de paix.
Un biographie lisible et bien faite de Tzipi Livni
L'excellente émission, le dessous des cartes, consacrée à la ville de Jérusalem
Docjones
Photo de Tzipi Livni
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Photo du mur des lamentations
E|NoStress| / Edoardo