Stephenie Meyer a touché le jackpot. Sa tétralogie fascination, qui a déjà aspiré l'attention de millions de lecteurs, s'attaque maintenant aux écrans du monde entier. Ce 1er chapitre, est un bon gros blockbuster qui parle d'amour pur. Paradoxal, mais efficace.
Les petites ados (et les plus vieilles hein ?) n'en pouvaient plus (ndDocjones : ah, quand ça parle de suçons...). Ça y est le film est là.
Twilight, premier tome de la série Fascination de Stephenie Meyer, est depuis le 7 janvier dans les salles françaises. Après plus de 25 millions de livres vendus dans 35 pays, l'adaptation ciné était une évidence.
Pour ce genre de phénomène, les producteurs sont dans la place sans problème.
C'est la réalisatrice Catherine Hardwicke qui s'y colle. Les films sur l'adolescence, c'est son dada (« Thirteen » et « Les Seigneurs de Dogtown », c'est elle). Scènes romantiques ou d'action, tout est juste, balançant de l'émotion au dynamisme fantastique.
L'amour et le sang
« Twilight » c'est un savant mélange de Roméo et Juliette et du Bal des vampires. Une pure histoire d'amour fusionnelle entre une jeune fille ordinaire et un non-mort. Pourtant, tout commence comme un chouette épisode d'Hélène et les garçons.
Bella Swan (Kristen Stewart) débarque chez son père à Forks, bled aussi guilleret que Dunkerque un dimanche. À la cafet' du lycée, elle aperçoit Edward Cullen (le Britannique Robert Pattinson, Cédric Diggory dans «Harry Potter») beau comme un mannequin La Redoute. Il sera son Cricri d'amour.
Plus sérieusement, les deux se désirent plus que tout, malgré la différence d'Edward.
Énigmatique et séduisant, ce vampire et sa fratrie intrigante sont à part. Ils essaient de contrôler leur goût du sang humain en se nourrissant de celui des animaux.
Instinct contrarié
Selon Sade, la figure du vampire est « le fruit indispensable des secousses révolutionnaires ». Dans Twilight, on oublie cette saine libération gothique de l'instinct. Sans crocs et contrôlant leur pulsion, les fils du démon sont métaphoriquement castrés. Edward devient le prince charmant mystérieux d'un conte, certes un peu mièvre, mais où on plonge tête la première. D'ailleurs, ce barbare empêché et délicat, fait fondre le cœur de Bella, et pas seulement…
Les blogs des jeunes filles en fleur ont envahi la toile et participe à la promo Tsunami. Les Twilighters sont même allés jusqu'à se faire tatouer une des phrases du film (et pas la meilleure) « le lion tomba amoureux de l'agneau ».
Entre enthousiasme gratuit et marketing viral, malgré la crise, on peut encore spéculer sur le romantisme. Nos cœurs de chichounettes ne demandent que ça.
Pruine