Je sais par avance que cette chronique va attirer sur moi les foudres des véritables cinéphiles. Mais bon, comme le site vient d'ouvrir et qu'il faut bien le remplir je brave les éventuelles fatwas pour vous donner un avis clair et totalement subjectif.
Les cendres du temps de Hong Kar-Wai ressort donc dans quelques salles obscures pour une version « remasterised » comme on dit. Pour le coup, le changement ne m'a pas sauté aux yeux puisque je n'ai pas vu la première version sortie en 1994. De toute façon, ça ne change pas grand chose à l'histoire. Ouyang Feng tient une auberge en plein désert, ce qui est, avouons-le, un mauvais calcul commercial. Il est aussi l'intermédiaire entre des clients cherchant revanche et des tueurs à gages experts en arts martiaux. A la lecture de ce synopsis, on peut se dire « chouette, un film de kung-fu avec des épées. » Et bien oui, mais en fait pas vraiment.
Au-delà des quelques scènes de combats anecdotiques, mister Hong nous offre ce qu'il sait faire de mieux : des histoires d'amour torturées, des scènes contemplatives ultra longues et une image léchée à la perfection. Que ce soit dans les décors, dans le choix des cadres ou bien dans la lumière ce film est de toute beauté. Le seul problème est qu'il m'a plongée dans une léthargie telle que je n'ai rien compris au scénario ni aux dialogues et c'est pas faute d'avoir essayé. Si vous cherchez des scènes épiques et jouissives comme vous pouvez en trouver dans les « Il était une fois en Chine » passez votre chemin. Mais si vous êtes étudiant en cinéma ou que vous aimez les belles couleurs, alors ce film est pour vous. Voilà maintenant j'invite tous les fans de Hong Kar-Wai à venir me trucider à coup de dialogues assommants. Je n'ai pas peur !
Docjones